Le français au Collège

Le Français au collège :

Le Français au collège est une matière complexe et pourtant si familière. Langue maternelle pour la grande majorité des élèves, elle est aussi rudement mise à l’épreuve des nouvelles codifications numériques, sociales. Pourtant, de sa complexité vont naître au collège deux points essentiels pour la vie d’adulte :

savoir s’exprimer à l’écrit comme à l’oral et comprendre les autres comme ce qui nous entoure.

Voilà pourquoi nous désirons construire par ces deux cycles que comporte le collège un cours de français original, s’appuyant sur des supports multiples, tels que les tablettes, les vidéos, des textes d’aujourd’hui ; cela tout en préservant les exigences requises pour le Brevet, pour le lycée, pour la vie professionnelle, pour une société qui communique beaucoup, de façon presque instinctive et où nos élèves doivent avoir toute leur place et leur liberté d’expression.

La réforme de 2016 a été pleinement appliquée dans les deux cycles présents au collège. Toutes les progressions sont travaillées de façon collégiale par les enseignants de Lettres ; ceci offre deux avantages :
d’une part les acquis sont les mêmes à la fin d’une année et les progressions s’inscrivent dans une continuité de quatre ans. Les progressions n’en forment qu’une, de façon spiralée, afin d’offrir à l’élève le meilleur éventail de connaissances.

Dès la sixième :

Le cycle 3 se ponctue en sixième avec un programme riche composé et recomposé chaque année. Contes, monstres, aventures héroïques, créations poétiques et récit de la création, tout est au menu. Pour accompagner les élèves, de nouveaux manuels servent de supports ainsi qu’un cahier d’activités pour les parties outils de la langue et les exercices. Ce cahier permet un suivi rassurant pour les élèves qui entrent au collège car il est simple, les leçons déjà inscrites et à compléter, les exercices nombreux.
Comme le préconise le programme, trois oeuvres intégrales et trois lectures cursives sont étudiées au minimum.
Quelques exemples d’oeuvres étudiées depuis 2016 : La Belle et la Bête, Les Clients du bon chien jaune, Hector le Bouclier de Troie, le BGG ou encore Le Malade imaginaire.

Dès la cinquième et jusqu’en fin de troisième :

Le cycle 4 comporte les mêmes objets d’études (ou thèmes) déclinés chaque année aux travers de trois progressions, là encore avec une discussion entre professeurs. Chaque séquence est construite pour répondre aux exigences des nouveaux programmes mais aussi pour répondre à une vision d’ensemble du cycle 4. Le héros courtois du programme de cinquième est remplacé par le héros classique en quatrième avant de laisser place à l’antihéros en troisième. Toutes les époques sont également évoquées, de l’Antiquité et les premières fables d’Esope ou Phèdre, par exemple, au roman d’apprentissage qu’est Le Passage de Louis Sachar.

L’accent est à la fois placé sur des notions essentielles et culturellement indispensables comme la conjugaison, la grammaire, mais le français au collège est aussi interprétations, analyses, hypothèses de lecture et échanges. L’apport du numérique, de la projection des textes sur le tableau, de hauts-parleurs dans chaque salle permettent de multiplier les possibilités d’accroches et l’équipe éducative cherche toujours à davantage s’acclimater et maîtriser ces nouvelles technologies, tout en préservant l’objet « livre » en oeuvre intégrale pour matérialiser ce plaisir de lire.

Les compétences...

Bien sûr au coeur de ces programmations annuelles sont placées des attentes, nommées compétences.
Comprendre et s’exprimer à l’oral. L’une des épreuves du Brevet est un oral que l’élève doit mener face à deux professeurs. Aussi, la parole dans le cours de Français, lorsqu’elle est adressée à tous pour faire avancer l’étude ou la leçon, a toute sa place. Des exercices particuliers comme une récitation, comme animer ou participer à un débat (EPI mené avec l’histoire : créer et participer à un procès), jouer une saynète ou un extrait de scène de théâtre, se raconter à travers une vidéo (EPI avec la technologie : Moi, demain, je serai(s)), et tant d’autres activités sont proposés et même imposés aux élèves au cours de ces quatre années.
  • Lire.
    Lire, certes mais en comprenant pourquoi, en comprenant ce qu’on lit, en cherchant à l’interpréter. En plus des oeuvres intégrales, des lectures cursives, des groupements de textes, chaque élève se verra proposer des bibliographies classées par thèmes, complexités, âge ; il se verra aussi proposer des oeuvres éparses en Histoire des Arts, pour illustrer des lectures (Him de Cattelan pour approfondir l’étude de la nouvelle de Buzzati « Pauvre Petit Garçon » en troisième), des extraits de journaux pour les familiariser aux médias, et autres gravures, tableaux, ...

  • Ecrire.
    De quelques lignes pour décrire un monstre en Sixième à plus de soixante lignes pour s’interroger sur les intérêts d’une vie rurale (Brevet 2017), chaque élève doit être accompagné dans le développement de son imagination tout comme dans sa réflexion personnelle sur des sujets humoristiques puis plus sérieux, voire tragiques. L’écriture est pour l’élève une façon d’appréhender le monde qui l’entoure (thème de l’amitié en Cinquième) mais aussi de se connaître (l’écriture de soi au programme de Troisième). Les supports peuvent être variés : texte de cinq à dix lignes sur une feuille simple, planche de BD, nouvelle avec première et quatrième de couverture, anthologie poétique, Rap, ... les idées ne manquent pas.

  • Comprendre le fonctionnement de la langue.
    C’est évidemment ce que nos élèves préfèrent, l’apport de l’attribut du COD à une description, la valeur du conditionnel dans un récit fantastique, l’interrogative indirecte dans un discours indirect, l’orthographe des connecteurs, des adverbes pour appuyer l’argument, lui-même au service d’une thèse et qui précède l’exemple... De la formation des mots à la phrase complexe, en passant par le vocabulaire des sensations jusqu’à l’implicite, tout doit être amené à sa mise en pratique et donc à son apport dans la construction de la pensée. Ne négligeons pas la péroraison, ni l’hyperbole, voulez-vous !

  • Acquérir des éléments de culture littéraire et artistique.
    Parce que le Français n’est qu’une matière présente dans toutes les matières et partout autour de nous, notre langue doit s’éprouver dans sa confrontation à son histoire, ses auteurs, ses supports... Tout est message, même le non-dit, le non-verbal, l’indicible. Au Brevet, l’étude de l’image est aujourd’hui présente.

Des évaluations régulières en classe et en heure de devoir surveillé accompagnent les apprentissages. Chacune d’elle comporte au moins une compétence et le plus souvent une note...

Et oui, c’est tout un programme.